Steve Chrétien : « Non à la gauche, non aux combinaisons politiques »

Arrivé en 3ème position lors du premier tour des élections municipales à Montferrier-sur-Lez avec seulement 140 voix de retard sur les deux premières listes, Steve Chrétien, convaincu que la gauche ne gagnera pas ce scrutin, appelle les électeurs de droite, du centre et les abstentionnistes à choisir entre deux conceptions de l’avenir pour le village. Interview vérité avec la tête de liste Montferrier Avenir.

Pourquoi maintenez-vous votre candidature au second tour ?

Parce que le match n’est pas terminé. Regardez les Bleus face aux Anglais lors du tournoi des VI Nations, ils y ont cru jusqu’au bout et ils ont gagné. Pour mon équipe et moi, c’est pareil. Nous savons que la victoire est possible. Non pas par doux rêve, mais parce que notre projet pour Montferrier est sérieux, sincère, chiffré, et qu’il est issu des très nombreuses rencontres de quartier, de rendez-vous avec les associations, d’échanges avec les socio-professionnels. Le cœur battant de notre programme, c’est le reflet de l’espoir d’un renouveau. 

Notre projet s’adresse à toutes les générations. Il préserve l’âme du village, et place notre cité dans une dynamique durable grâce aux savoir-faire de mes colistiers. Je remercie tous ceux qui nous ont accordé leur confiance au premier tour, et j’appelle toutes les électrices et tous les électeurs qui s’interrogent encore à se rassembler autour de la liste Montferrier Avenir le dimanche 22 mars à l’occasion du second tour. Ce dernier match, on peut le gagner ensemble. En jouant cohérent et solidaire. On est dans la mêlée, et le ballon doit sortir du bon côté.

Comment combler les 140 voix qui vous séparent du candidat arrivé en tête ?

Le candidat arrivé en tête n’est ni plus ni moins que le poisson-pilote de Michaël Delafosse, qui est aussi son employeur. S’il devient maire, la Métropole opérera une fusion-absorption de Montferrier qui deviendra un quartier de Montpellier. Je ne suis pas d’accord avec ce projet, notre identité doit être respectée. Quant aux 140 voix d’écart, ce sont des bulletins chez Christian Raymond. Je comprends qu’il ait voulu tenter sa chance, chacun a le droit de s’exprimer. Mes voix et celles de Christian Raymond au premier tour représentent plus de 1000 suffrages. 

Au premier tour, la gauche a atteint son plafond de verre, j’estime qu’elle ne pourra pas remporter ce scrutin. Les voix de droite représentent donc plus de 70% des suffrages. Cela signifie que les Montferriérains ont un vrai choix à faire entre deux conceptions de l’avenir de notre village. Ils doivent dire non aux combinaisons politiciennes et aux alliances d’opportunités de l’entre deux tours. Nous, nous restons fidèles à nos convictions et à notre équipe. Nous ne vendons pas notre âme pour quelques postes d’élus. Chacun doit assumer ses choix.

J’appelle aussi les abstentionnistes du premier tour à se mobiliser et à nous apporter leur soutien. Durant la campagne, les habitants nous ont souvent dit que les programmes Chrétien et Raymond étaient similaires. Ils ont raison, les différences sont minimes, mais le style, lui, change. Personne ne peut douter de notre sérieux et de notre rigueur. Et encore moins de notre engagement au service de la commune. Souvenez-vous l’an dernier, nous avons été les seuls à célébrer et à rendre hommage aux 90 ans du nom « Montferrier-sur-Lez ». Tout simplement parce que nous aimons notre village.

Comment abordez-vous cette semaine cruciale ?

Avec un excellent moral et une détermination intacte. Nous sommes sur le terrain pour convaincre. De la route de Mende au Devézou, du centre du village à Caudalie, de la Devèze au Picheyrou, des Aigueillères au Fescau… partout, dans tous les quartiers, nous défendons notre projet. Il propose des solutions concrètes pour les enfants, les actifs et les seniors. Il est transparent, sans promesses irréalisables. Il préserve un cadre de vie malmené durant le dernier mandat. 

Regardez tous ces projets immobiliers ineptes comme les Bugadières ou le Devézou que le successeur de Madame le maire n’entend pas stopper. Ils vont asphyxier la commune. Nous, nous proposons une alternative réfléchie et respectueuse. Oui, le vote appartient aux Montferriéraines et aux Montferriérains. Mais nous, nous prendrons soin de leur avenir ! Nous nous y engageons solennellement.